Aujourd'hui j'ai été prise d'une lubie, d'une envie soudaine.
Je la sentais venir depuis quelques jours et aujourd'hui, n'y tenant plus, je me suis décidée, j'ai été courir...
Je te raconte ça parce que tu comprends Petite Fleur, je n'ai pas fait ça de la meilleure façon qu'il soit pour la grosse moule que je suis question course à pieds.
Déjà, j'ai été monté à cheval juste avant...
Quand je te dis juste avant, à peine bourricot d'amour rentré au box, j'ai troqué ma culotte de cheval (ha ha) contre un jogging, mes bottes contre des baskets et j'ai quitté l'écurie au petit trot.
Genre, pas de repos pour les muscles, mes jambes avaient déjà bien bouffé pendant la cavalcade, mais pas grave, j'y vais quand même...
Ensuite, j'ai choisit LE parcours.
J'ai eu la bonne idée de faire la boucle que je fais habituellement à cheval, pas très longue certes, mais avec de belles montées bien comme il faut...
Et c'est donc pleine de bonne volonté que je me suis lancée...
Et ben, tu me crois ou pas mais j'ai cru MOURIR!
Déjà j'ai sous estimé les dénivelés, je te jure sur le dos de mon poney, ça semblait bien moins pentu.
Maintenant je serais plus indulgente quand mon fier destrier se traînera dans la grande montée, promis.
Ensuite, j'ai découvert que les descentes qui accompagnent TOUJOURS ces saloperies de montées font sacrément mal aux muscles aussi.
D'ailleurs j'en ai même découvert, des muscles...
Après, j'ai profité des paysages automnales que la campagne avait à m'offrir, ainsi que d'un bon bol d'air frais.
Je suis revenue à l'écurie épuisée, j'avais mal, je suais comme un veau, j'étais essoufflée, mais tellement bien.
J'avais l'esprit libre et le corps soulagé malgré la douleur.
En courant, j'ai de nombreuses fois maudit mes grandes idées, je me suis battue intérieurement contre moi même, et puis, j'ai levé le nez, ouvert les yeux et j'ai profité.
C'était comme un réveil, c'était magique.
Je me suis gavée de la couleur grisonnante du ciel de fin de journée, de la couleur des arbres, de l'odeur des feuilles mortes et de la terre mouillée.
Je me suis convaincue que si mon esprit ou mon corps me réclament une activité, c'est qu'au final, ils en ont, pour une raison ou l'autre besoin.
Je reviens donc de ma course, avec la ferme intention de recommencer, de finir par venir à bout de ces saloperies de montés sans m'arrêter, et surtout avec la ferme intention de continuer à m'écouter, simplement.
Bon après je ne te cache pas que ce soir, mes jambes me disent merde, que monter jusqu'au premier étage pour rejoindre l'appart de Monsieur Chéri a été un supplice et que j'ai déjà peur d'être demain à tel point je sens que les courbatures vont me faire regretter mon manque de condition physique.
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mercredi 5 novembre 2014
mercredi 22 octobre 2014
Rat des villes? Rat des champs!
Je dois t'avouer quelque chose Petite Fleur...
Tu vois, autant j'aime les vêtements, les chaussures, les sacs, les mains bien manucurées, autant, tout ça n'a plus aucun poids quand je peux me retrouver à l'extérieur.
Rien ne vaut une journée, un week-end entre amis à faire de l'escalade à s'en arracher la peau des doigts.
Rien ne remplace le bonheur de se redresser, en haut d'une falaise et de goutter à l'ivresse de la hauteur après l'effort.
| Avoue, ça doit être le pied de se retrouver assis là, face à l'immensité... |
J'aime me retrouver à me promener dans les bois, dans la campagne ou ailleurs, perdue dans la nature, de grosses bottines aux pieds, un vieux jeans, un polar, une grosse écharpe et un bonnet sur la tête.
Je chéri le sentiment de liberté que j'éprouve dès que je quitte les espaces trop petits, trop bruyants, trop sales et trop peuplé de la ville.
J'adore flâner dans les dunes, hors saison touristique, profiter du bruits des vagues, de l'odeur abrupte de l'air iodé, le vent qui me fouette le visage et me rosi les joues.
Je te parle de tout ça parce que tu comprends, pendant un an, j'ai contenu ces besoins vitaux, j'ai repoussé ces envies dans un tout petit coin de mon être, et je les ai fait taire.
Pendant un an, je me suis perdue.
Personne ne m'y a forcé, personne ne m'a contrainte.
J'ai voulu rentrer dans un moule qui ne me convenait pas, qui n'était pas le mien.
C'est pas que j'en ai été particulièrement malheureuse, c'est juste que finalement, je n'étais plus moi, je m'étais perdue.
Depuis quelques mois, j'ai débridé mes envies, je leur laisse presque toute la place.
Depuis, je souris plus, je ris plus, je me sens vivante, comme lorsqu'on respire de l'air frais après avoir retenu sa respiration trop longtemps...
Alors voilà, tout ça te dire, quelques soit les choses que tu chéris, l'environnement dans lequel tu te sens le mieux, tes besoins ou que sais-je, je ne remise pas dans un petit coin de son être pour entrer dans un moule qui n'est pas le tien.
La vie est si courte, ne te donne pas l'opportunité d'avoir des regrets...
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