Oui, ça fait longtemps, trop longtemps que je n'ai pas écrit... Pas de manque d'envie, mais de trop gros changements, de trop grosses bousculades dans ma vie. Mais je vais reprendre, c'est promis, peut-être pas tous les jours, mais je compte bien continuer le blog, rien que pour le plaisir, mon plaisir en premier, le vôtre aussi, je l'espère...
Aujourd'hui le besoin d'écrire s'est fait presque oppressant, parce que depuis deux semaines, les questions se bousculent, parce que j'ai mal...
Aujourd'hui, j'ai mal à ma liberté, j'ai mal à ma tolérance.
Aujourd'hui, l'actualité me frappe de plein fouet...
Attentats, terrorisme, mort de dessinateurs, de journalistes et de policiers, tous abattus comme si leur vie n'avait aucune importance, aucun poids.
Bien sûr en lisant ces lignes, la première chose qui nous vient en tête au vu de l'actualité c'est Charlie Hebdo...
Oui, mais il n'y a pas que Charlie!
Il y a mondialement cette menace qui pèse... Un radicalisme qui ne se cache plus, pire qui devient de plus en plus conquérant, une liberté qui recule.
Aujourd'hui, je me sens Charlie, pour la liberté d'expression mais pas seulement...
Aujourd'hui, je me sens femme, et j'ai peur de ce qu'il se passe à l'étranger où les femmes qui essayent de s'instruire sont enlevées, séquestrées, mariées de force, tuées, violées...
Aujourd'hui je me sens Policier, et même si personnellement je ne cède pas à la psychose, même si j'essaye de refouler les images de policiers abattus froidement en pleine rue dans un petit recoin dans ma tête, ce petit pincement au coeur, ce petit pincement de peur persiste. Peur pour les collègues, peur pour nos familles, étrangement je n'ai pas spécialement peur pour moi.
Aujourd'hui je me sens tolérante, j'ai peur des amalgames, j'ai peur de la réaction des gens. J'ai peur qu'avec les amalgames, les religions, les origines, les couleurs de peau ne fassent encore plus l'objet de discriminations, de ségrégations, de conflits.
J'ai peur du manque d'information, ce manque d'information qui fait que les gens ne connaissent pas les pratiques, les traditions de leurs voisins et qui les craignent, les jugent, les mélangent, les amalgament.
Aujourd'hui je me demande si on peut rire de tout?
Je suis pour la liberté d'expression, pour la liberté de la presse mais, car oui, dans ma tête résonne un mais...
Peut-on rire à l'heure actuelle des croyances, des rites, des us et coutumes de nos voisin? Peut-on risquer de les blesser, de les offenser avec de l'humour, juste pour notre plaisir de rire?
La liberté des uns ne s'arrête pas où celle des autres commence?
Moi qui suis complètement athée, je me demande aussi si les religions, opium des peuples, souvent berceau des fanatismes en tous genres, sont réellement une bonne chose?
Les religions quelles qu'elles soient, engendrent toutes des monstres. Des monstres issus de dérives, de détournements de textes sacrés, de mauvaises interprétations.
Je n'ai pas la réponse... Interdire toute forme de religion est impossible, voir même serait l'équivalent de lancer une allumette dans une poudrière... Mettre les religions dans l'illégalité ne ferait que provoquer des soulèvements, que renforcer les radicalisations, au nom d'une liberté du culte.
Alors même si dans ma tête tout s'entre choc, même si j'ai beaucoup plus de questions que de réponses, j'essaye de ne pas laisser la peur et l'amertume me gagner, parce qu'aujourd'ui j'ai mal à ma citoyenneté.
Aujourd'hui, je suis Charlie, je suis flic, je suis femme, je suis libre, je suis citoyenne, je suis modérée.
Aujourd'hui alors qu'on se trouve à deux pas de guerres civiles, j'aspire à plus de paix.
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vendredi 16 janvier 2015
mercredi 22 octobre 2014
Rat des villes? Rat des champs!
Je dois t'avouer quelque chose Petite Fleur...
Tu vois, autant j'aime les vêtements, les chaussures, les sacs, les mains bien manucurées, autant, tout ça n'a plus aucun poids quand je peux me retrouver à l'extérieur.
Rien ne vaut une journée, un week-end entre amis à faire de l'escalade à s'en arracher la peau des doigts.
Rien ne remplace le bonheur de se redresser, en haut d'une falaise et de goutter à l'ivresse de la hauteur après l'effort.
| Avoue, ça doit être le pied de se retrouver assis là, face à l'immensité... |
J'aime me retrouver à me promener dans les bois, dans la campagne ou ailleurs, perdue dans la nature, de grosses bottines aux pieds, un vieux jeans, un polar, une grosse écharpe et un bonnet sur la tête.
Je chéri le sentiment de liberté que j'éprouve dès que je quitte les espaces trop petits, trop bruyants, trop sales et trop peuplé de la ville.
J'adore flâner dans les dunes, hors saison touristique, profiter du bruits des vagues, de l'odeur abrupte de l'air iodé, le vent qui me fouette le visage et me rosi les joues.
Je te parle de tout ça parce que tu comprends, pendant un an, j'ai contenu ces besoins vitaux, j'ai repoussé ces envies dans un tout petit coin de mon être, et je les ai fait taire.
Pendant un an, je me suis perdue.
Personne ne m'y a forcé, personne ne m'a contrainte.
J'ai voulu rentrer dans un moule qui ne me convenait pas, qui n'était pas le mien.
C'est pas que j'en ai été particulièrement malheureuse, c'est juste que finalement, je n'étais plus moi, je m'étais perdue.
Depuis quelques mois, j'ai débridé mes envies, je leur laisse presque toute la place.
Depuis, je souris plus, je ris plus, je me sens vivante, comme lorsqu'on respire de l'air frais après avoir retenu sa respiration trop longtemps...
Alors voilà, tout ça te dire, quelques soit les choses que tu chéris, l'environnement dans lequel tu te sens le mieux, tes besoins ou que sais-je, je ne remise pas dans un petit coin de son être pour entrer dans un moule qui n'est pas le tien.
La vie est si courte, ne te donne pas l'opportunité d'avoir des regrets...
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