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lundi 13 octobre 2014

Vendue - Zana Muhsen

Le 11 octobre, c'était la journée de la fille, cette journée qui a pour but de faire réfléchir le public aux violences de toutes sortes que subissent encore les filles, dans le monde.
Ici on parle bien de fille avant de femme. Cette journée vise les filles et adolescentes mariées de force, abusées sexuellement, battues, n'ayant pas accès à l'éducation, ...

À l'occasion de cette journée et avec un peu de retard, j'ai décidé de te parler d'un livre que j'ai lui il y a pas mal de temps déjà mais qui m'avait profondément marquée.

Il s'agit de Vendues, témoignage de Zana Muhsen retranscrit par Betty Mahmoody.

Le livre relate l'histoire de Zana et sa soeur Nadia, deux jeunes filles de quinze et quatorze ans vivant en Angleterre.
Un jour leur père les envoie pour des vacances dans son pays, le Yémen.
Les deux adolescentes découvrent alors l'enfer, mariées de force, abusées sexuellement, battues, coupées du monde dans de petits villages isolés, devenues filles mères, elles apprennent que leur père les a vendues pour 13000 francs chacune.

Zana décide de se battre et fini, par le biais d'une lettre, par avertir sa mère et lui demander de mettre la presse au courant de l'histoire.

Après un long combat, les autorités yéménites finissent par accepter de laisser rentrer les deux jeunes filles en Angleterre, à condition que leurs enfants restent au Yémen.

Zana abandonne alors ses enfants malgré elle, quitte l'enfer et retourne en Angleterre tandis que sa soeur, refusant de quitter ses enfants, reste là-bas.

Cette histoire qui relate le combat de Zana pendant et après sa captivité m'a profondément bouleversé et choqué.
Je suis sortie différente de la lecture de ce témoignage poignant. Plus consciente de la condition encore peu élevée des filles dans le monde, consciente de la chance d'être née dans ma famille occidentale, de l'éducation à laquelle j'ai eu la chance d'accéder et plus respectueuse de cette liberté de choix que je possède.

Tu l'auras compris, que tu sois une fille ou un garçon, je te conseille ce livre.
Personne ne devrait ignorer ce qu'il se passe encore à l'heure actuelle pour certaines filles.

Donc si tu ne l'as pas lu, vas y fonce dans ta bibliothèque, librairie, bouquinerie préférée!

mardi 30 septembre 2014

Les copains d'abord.

Je t'ai un peu négligé c'est derniers jours, excuse moi Petite Fleur, ne m'en veux pas, c'est que tu vois, ces derniers temps, en plus de la reprise du travail après les congés, je passe énormément de temps avec mes amis, ceux de la vrai vie tu comprends, pas ceux de derrière l'écran...

C'est important les vraies relations, c'est doux, c'est chaud, c'est vivant!

D'autant plus que tes amis seront les seuls présents quand rien n'ira plus dans ta vie.
Ils seront les premiers à essuyer tes larmes, et pas les derniers à éclater de rire avec toi.


C'est avec eux que tu peux être entièrement toi, sans aucune crainte, ils connaissent tes façades les plus sombres.

C'est avec eux que tu peux te laisser aller, et pas grave si tu déconne grave en soirée, ils te rappelleront les bêtises que tu as faites et raconter la veille, même si toi, tu ne t'en souviens plus...

Avec eux, tu explose ton forfait de gsm sans aucun remord, c'est pour la bonne cause!

Ils rigolent de tes blagues les plus vaseuses, et même qu'ils en rajoutent une couche.


Et même si parfois tu leur donne toutes les raisons du monde d'avoir envie de te tuer, ils t'aiment quand même.

Donc tu comprends Petite Fleur, pour toutes ces raisons, et milles et une autres, je t'ai un peu laissé tomber pour du réel, du monde en chair et en os, parce que ma vie ne se passe pas essentiellement sur un écran...


samedi 14 juin 2014

Le bleu est une couleur chaude, LA BD qui m'a retournée.

Il y a des livres qui ont le don de vous sortir des émotions terribles, joie, peine, anxiété, ...

Les BD, même si je les adore, ont moins cette tendance sur moi que les romans, si ce n'est qu'elle m'arrachent  parfois des éclats de rire.

Mais il y en a une qui à chaque fois que je la lis (oui je la lis et la relis sans m'en lasser) me chamboule.


Les dessins sont superbes, l'histoire touchante et les personnages attachants au possible.

Et surtout l'histoire parle d'amour.

Pas d'amour cul cul la praline hein madame, mais d'amour universel, et c'est tellement rare que franchement chapeau à l'auteur.

En plus de l'amour, on aborde le thème de l'homosexualité, de l'acceptation de soi et des autres sans jamais tomber dans les clichés.

L'auteure et illustratrice, Julie Maroh, arrive a faire passer des émotions énormes par l'histoire et le dessin de ses planches, je n'avais jamais ressenti ça en lisant une BD.

L'histoire raconte la vie de Clémentine, une adolescente dont la vie bascule le jour où elle rencontre Emma, jeune femme au cheveux bleus.
Cette dernière lui fera découvrir toute les facettes de l'amour, du désir et de l'acceptation de soi.

C'est une histoire universelle qui ici se déroule entre deux femmes mais pourrait tout aussi bien se passer entre deux hommes ou une femme et un homme.


Bref tu l'auras compris, cette BD je l'aime d'amour, elle fait partie des livres qui ne décollent pas de ma table de nuit.

C'est également l'histoire dont s'est (très) librement inspiré Abdellatif Kechich dans son film "La vie d'Adèle", film ayant reçu une Palme d'Or à Cannes l'année dernière.


Le film bien que je l'aime plutôt bien, me laisse fort sceptique par rapport à l'histoire originale.
Il y manque ce petit quelque chose qui me fait tant apprécier la BD. 
Mais il reste néanmoins un très bon film.

Tu l'auras compris, si tu aime les bandes dessinées, je te conseille fortement celle-ci et par la même occasion le film qui en est issu, se sont de purs chefs d'oeuvres.